Figures toxiques : les charismes qui abîment
Deux représentations de masculinités toxiques. Jusqu'où la réalité rattrappe la fiction ? Sous des formes très différentes, la fascination exercée par des figures dominantes produit des dégâts incalculables. Raphaëlle Giordano utilise la fable et l’humour pour mettre à nu des comportements de pouvoir ordinaires : manipulation, égo démesuré, humiliation. Le roman agit comme un révélateur des micro-violences banalisées, trop souvent valorisées. Joyce Kitten nous plonge dans une dynamique d’emprise plus sombre, plus frontale, où la relation affective devient un terrain de danger psychique. Elle aborde la difficulté de nommer la toxicité quand elle se dissimule derrière l’intensité émotionnelle, ce qu'on pense être l'amour. Nous avons donc deux écritures qui travaillent la question du pouvoir à l’échelle intime. Deux écritures qui s'efforcent de nous sortir des relations qui confisquent notre autonomie.
Organisé par
Foire du livre de Bruxelles