Marco Schmitt
Ma généalogie comme mon parcours de vie est disparate, contradictoire, décalé. Il l’ont été certainement plus encore au sortir de la guerre des nationalismes exacerbés qu’à nos jours de mondialisation à bout de souffle. Qui plus qui moins, comme la plupart des contributeurs à ce livre collectif, nous venons de loin.
Marco Schmitt je suis cependant. Je suis né en 1959 à Luxembourg d’un père strasbourgeois d’origine allemande et d’une mère italienne d’origine française et Bruxelles où je vis m’habite. Pas plus que mes parents, je ne me reconnais dans une étiquette nationale, car nous débordons toujours du cadre. La mélancolie m’anime, mais la nostalgie n’est-elle pas un sport de combat ? Trouble de l’attention et du spectre autistique obligent, je déborde de ce côté-là aussi. Qui suis-je donc ? Pour distinguer les qualités des autres, je dois partir d’une première ville qui reste implicite. Pour moi, c’est Venise (Italo Calvino, les villes invisibles).
Je suis architecte de formation et je me suis orienté vers l’urbanisme. Je suis membre de différentes associations bruxelloises engagées sur les questions environnementales et d’aménagement du territoire. Nous suivons particulièrement les dossiers architecturaux et urbanistique spécifiques du quartier européen de Bruxelles.
Essayer de redonner une dimension humaine à un environnement urbain qui met plutôt à distance les citoyens au lieu de leur ouvrir les bras, est la participation à la construction de l’Europe que j’ai choisie. Je rejoins ici Mathi, mon père : pour défendre le projet européen, il est parfois nécessaire de le faire à l’extérieur des institutions.