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Gast Groeber

Gast Groeber fit ses débuts littéraires en 2010 lorsqu’il publia dans la tradition des histoires d’aventures d’Enid Blyton le roman pour adolescents. Depuis 2012, il publie de la prose pour adultes. L’essence de son oeuvre tourne autour du conflit situé entre la liberté de l’individu et ses limites dans une société néolibérale marquée par le matérialisme. La prose de Gast Groeber est animée par des personnages solitaires, marginalisés ou exclus, ce qui lui permet de jeter un regard sur la société tout en faisant comprendre à quel point les libertés des individus sont délimitées par des règles et des normes externes. Les angoisses, l’isolement et la délimitation présumée nécessaire face à la foule de gens menaçante, tout comme les problèmes psychiques, sont d’autres thèmes de sa prose. Les récits de Gast Groeber reflètent en plus son processus d’écriture.
Dans le roman Manu, nominé pour le Luxemburger Buchpreis en 2013, Gast Groeber décrit la fuite d‘un organisateur d’évènements de sa vie quotidienne. Sur arrière-fond d’un diagnostic de philosophie d’existence démontrant l’absurdité de la vie, le narrateur décrit la libération d’une société capitaliste basée sur le rendement en y opposant une vie libre dans une communauté villageoise dans le Sud de la France. La vie communautaire interpersonelle est perçue dans le roman comme dérangeante. La spécificité de la perspective du narrateur consiste dans le fait que le protagoniste a l’adresse de saisir les pensées de ses concitoyens.
En 2012, il décroche la troisième place du Concours littéraire national pour le récit « Eng Duerfidyll », intégré par la suite dans la collection de récits « All Dag verstoppt en aneren », qui a remporté le Prix de littérature de l’Union européenne (EUPL) en 2015. Le roman « Weekend mat Bléck op Fräiheet » raconte l’histoire d’une Luxembourgeoise née en Russie. Suite à la mise en question d’un quotidien se déroulant entre une vie professionnelle contraignante et une vie privée restreinte, la protagoniste cherche sa voie autodéterminée. Le roman est également l’histoire de la libération d’une femme quittant les contraintes sociales et sexuelles. Le roman sociocritique met en question la réussite du modèle d’une vie prospère, basée sur l’hypocrisie, l’apparence physique et la réputation. Les relations figées dans la violence et hiérarchie sont critiquées et la superficialité de la vie de tous les jours sont désavouées.
En 2018, à l’occasion du concours « Une histoire européenne : Les auteurs EUPL écrivent leur Europe », Gast Groeber a reçu le prix EUPL du Parlement européen avec Jean Back.

  • Exhibitor : LIBREBOOK – Bruxelles
  • Spécialités : Littérature étrangère